Petits… mais durables!

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Un article sélectionné par Marie julie issu de Réseau de Veille en Tourisme, le référence québéquoise en information sur les tendances touristiques internationales. Catégorisé dans : Ailleurs dans le monde Paru le 8 juillet 2013 Produit par Amélie Racine Lien http://veilletourisme.ca/2013/07/08/petits-mais-durables/   Les petits établissements hôteliers ne savent pas toujours comment choisir l’accréditation verte la plus appropriée à leurs besoins. Suivez le guide! Pour les petites structures, la voie de la classification peut sembler longue, exigeante et coûteuse. Pourtant, les avantages sont nombreux et un rendement de l’investissement est constatable dans les trois premières années d’exploitation. Comment choisir une accréditation durable? Avant de partir à la recherche de l’accréditation verte la plus adaptée, l’hôtelier doit être convaincu de vouloir s’inscrire dans une démarche de développement durable (lire aussi: L’hôtellerie durable et ses accréditations: où en est le voyageur?). En effet, l’adhésion à une classification verte nécessite de sa part des changements dans la façon de concevoir le produit proposé au client, de sa création à sa mise en marché. Un rapport du Forum for the Future, en association avec la Travel Foundation, dresse la liste des actions incontournables que l’hôtelier doit appliquer en amont d’une demande d’accréditation: ▪                «Verdir» sa stratégie principale: intégrer les principes du développement durable à toutes les sphères de son entreprise; ▪                Avoir une vision et définir des cibles atteignables: déterminer le positionnement de l’établissement pour les dix prochaines années, définir des objectifs réalistes et anticiper les difficultés à venir; ▪                Mesurer les progrès dès le début: motiver l’équipe par l’évaluation du succès de la démarche, à chaque étape du processus; ▪                Investir dans la mise à jour de son produit: éviter le gaspillage pour permettre à l’établissement de constater rapidement un rendement de l’investissement. Ce revenu ne devrait pas être considéré comme un profit, mais plutôt réinvesti dans de nouveaux projets durables; ▪                Se concentrer sur sa chaîne d’approvisionnement: privilégier des fournisseurs responsables, afin d’accroître ses chances d’être admissible à une accréditation verte; ▪                Impliquer le personnel: intégrer le développement durable dans le quotidien professionnel de tous et inviter les employés à suggérer des idées de changement; ▪                Vendre… tout en étant honnête: fuir l’écoblanchiment (lire aussi: Gare au greenwashing, votre réputation est en jeu!); ▪                Innover et se réinventer: utiliser la créativité des employés et des clients pour mettre sur pied de nouveaux scénarios de développement responsable; ▪                Mobiliser la communauté locale: inciter d’autres acteurs touristiques à verdir leurs pratiques afin de développer une destination durable; ▪                Regarder ce qui se fait ailleurs: s’inspirer de bonnes pratiques vertes. Après avoir clarifié sa position quant au développement durable, l’hôtelier en quête de classification verte doit évaluer son offre et, comme le rappelle une étude d’Atout France, jauger les critères suivants: ▪                les motivations: être prêt à faire face au changement; ▪                les capacités: identifier de façon réaliste les actions à mettre en place pour construire ou rénover l’établissement; ▪                le degré d’exigence: choisir une accréditation dont les normes ne sont pas trop exigeantes, mais qui offre la possibilité d’améliorer son engagement vert progressivement; ▪                les ressources financières: définir un budget consacré à la classification verte, en vue d’un rendement de l’investissement; ▪                les ressources humaines: identifier les personnes responsables du projet d’accréditation et celles mobilisables à long terme; ▪                le positionnement marketing de la classification: privilégier un label ou une certification connu du visiteur. Inutile de choisir une accréditation européenne pour une clientèle québécoise; ▪                l’originalité de la démarche: la classification doit apporter une plus-value à l’établissement; ▪                la zone d’implantation de l’hébergement: opter pour une accréditation en adéquation avec l’environnement de l’hôtel (zone rurale ou urbaine, taille de l’établissement, etc.). Après la réflexion, il est temps de passer à l’action! Nombre d’accréditations proposent des questionnaires afin que l’hôtelier puisse juger des adaptations à apporter. L’important est de ne pas oublier que les changements doivent avoir été réalisés avant de déposer une demande d’accréditation. Dans le cadre d’une labellisation, l’établissement devra devenir membre de l’association gérant le label. Il est essentiel de garder en mémoire qu’une fois accrédité, l’établissement doit continuer à fournir les efforts nécessaires pour maintenir son niveau d’engagement, voire l’améliorer. Le processus de classification durable peut s’avérer long et contraignant, particulièrement pour les petites structures qui peinent parfois à trouver les ressources humaines et financières adaptées à la démarche. Cependant, les avantages sont nombreux et justifient les efforts fournis. Les avantages de l’accréditation durable Le passage au vert n’est pas un luxe réservé aux grandes chaînes hôtelières. En choisissant la classification appropriée, les petites et moyennes entreprises peuvent facilement adopter les conceptions écologiques et jouir des nombreux avantages de l’accréditation verte: ▪                C’est le meilleur moyen de diminuer efficacement son impact sur l’environnement et de montrer son engagement; ▪                L’accréditation permet de se positionner sur les scènes locale, nationale et internationale en intégrant un réseau; ▪                Un hôtel vert se démarque de la concurrence et dispose d’un outil de commercialisation supplémentaire; ▪                L’entreprise améliore sa gestion grâce à de meilleures pratiques d’affaires et devient plus rentable en diminuant les coûts opérationnels; ▪                Les employés sont valorisés, responsabilisés et plus impliqués; ▪                La démarche s’inscrit dans une tendance lourde (par exemple, 3 000 hôtels sont membres du label Clé verte, mis en place par l’Association des hôtels du Canada). En bref, le fait pour un établissement de devenir vert lui confère une bonne image, lui permet de s’inscrire dans un réseau et, selon l’International Finance Corporation, lui assure un rendement de l’investissement dès les trois premières années d’opération. Les acteurs du tourisme et les visiteurs sont de plus en plus exigeants envers l’engagement des établissements dans une démarche verte (lire aussi: L’hôtellerie durable et ses accréditations: où en est le voyageur?). De plus, en participant volontairement à un programme de classification verte, l’hôtelier anticipe les règlements environnementaux futurs, auxquels les établissements d’hébergement devront se plier. Alors, une fois accrédité, faites-le savoir!   Analyse écrite avec la collaboration de Camille Derelle. Cette analyse a été produite pour alimenter le site Web EspaceTourismeDurable.com, destiné aux acteurs touristiques de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine.

Source(s)

– Atout France. «Choisir un label d’hébergement de tourisme durable», Éditions Atout France, mars 2013. – Baylor, Julie. «The Value of Green Certification», Hotel Business Review, consulté le 24 mai 2013. – Friess, Diana. «What Is a LEED-Certified Hotel? How Do I Become ‘Green Certified’?», 4Hotelier, 28 juin 2012. – Green Lodging News. «Number of Green Key Certified Hotels Now at 3,000», 18 avril 2013. – International Finance Corporation. «Introducing: The Edge», consulté le 24 mai 2013. – Forum for the Future et The Travel Foundation. «Survival of the fittest – Sustainable tourism means business», juillet 2012.  

Un article sélectionné par Marie julie issu de Réseau de Veille en Tourisme, le référence québéquoise en information sur les tendances touristiques internationales. Catégorisé dans : Produits et activités Paru le 9 juillet 2013 Produit par Vincent Leclerc Lien http://veilletourisme.ca/2013/07/09/le-tourisme-daventure-sur-la-voie-durable/

Le tourisme d’aventure sur la voie durable

  Devant la vulnérabilité du produit de plein air, des entreprises d’aventure choisissent d’emprunter la voie durable dans le but de préserver leur matière première et de répondre aux exigences de leur clientèle. Alors que TripAdvisor souligne qu’en 2012, sept voyageurs américains sur dix ont déclaré qu’ils prévoyaient faire des choix de voyages plus écoresponsables dans les douze prochains mois, Trendwatching précise qu’en 2013, les touristes chercheront davantage à contribuer concrètement à l’écoresponsabilité d’une destination. Voici les tendances et les bonnes pratiques d’un créneau prometteur: le tourisme d’aventure durable. Un marché en pleine expansion Les entreprises de tourisme de plein air sont de plus en plus rentables. En effet, une étude de l’Adventure Travel Trade Association (ATTA) indique que 63% des voyagistes d’aventure ont signalé une augmentation de leur chiffre d’affaires en 2011. De plus, le rapport stipule que le tourisme d’aventure a connu une hausse de 17% de ses recettes entre 2009 et 2010, ce qui en fait un marché en pleine croissance. L’Adventure Tourism Development Index spécifiait pour sa part en 2011 qu’environ un voyage sur quatre à travers le monde avait compté une composante d’aventure cette année-là. Si la tendance se maintient, ce sont près de 50% des séjours qui offriront un volet d’aventure en 2050. Des touristes plus sensibles aux enjeux du développement durable Plusieurs études de 2012 révèlent que les valeurs des consommateurs évoluent; nombreux sont ceux qui, aujourd’hui, accordent beaucoup d’importance à diverses dimensions du développement durable: ▪                L’enquête Global Corporate Citizenship Survey, réalisée en ligne par la firme Nielsen auprès de 28 000 consommateurs dans 56 pays, souligne que les deux tiers des personnes sondées préfèrent acheter des produits et services auprès d’entreprises qui sont profitables à la communauté d’accueil. De plus, près de la moitié des répondants sont prêts à payer plus cher pour des services d’entreprises qui montrent un engagement social; ▪                Un sondage réalisé par TripAdvisor auprès de 700 voyageurs américains indique que 71% prévoient faire des voyages plus écoresponsables au cours des douze prochains mois; ▪                Un rapport de la Travel Foundation indique que 70% des touristes internationaux estiment que les entreprises doivent s’engager dans la préservation de l’environnement. Au Québec, l’enquête Ipsos-RVT (lire: Les faits saillants de l’étude) effectuée en mars 2011 démontre que le respect des principes de développement durable par une entreprise touristique constitue un critère de choix de premier plan pour 43% des répondants. De plus, lors de la sélection d’une entreprise touristique, 38% accordent une importance à l’offre de produits et services respectueux de l’environnement. L’ATTA a interrogé quelques voyagistes spécialisés en tourisme d’aventure provenant d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Amérique latine afin de connaître leur opinion sur les réalités de cette industrie. Les intervenants sondés soulignent entre autres l’importance grandissante des valeurs durables des touristes d’aventure au cours des dernières années. Voici quelques éléments qui sont ressortis de ces entretiens et qui appuient cette tendance: ▪                la recherche d’expériences touristiques personnalisées, riches et authentiques; ▪                l’intérêt pour la culture locale et le désir de redonner aux communautés; ▪                le souci de l’environnement et de l’équité; ▪                l’intérêt pour la santé, l’activité physique et un mode de vie plus «vert». Selon Chris Doyle, directeur général d’ATTA – Europe, l’industrie du tourisme doit se développer de façon plus responsable et accentuer ses efforts pour la préservation de la culture, de la faune et de la flore. Il ajoute que le meilleur moyen pour l’industrie touristique d’avoir un impact plus fort est de convertir les voyageurs en défenseurs de la destination, de la culture et de l’environnement. Ainsi, de plus en plus d’entreprises touristiques adoptent des bonnes pratiques environnementales et sociales afin de répondre aux besoins des touristes d’aventure. Des exemples inspirants La contribution économique du cyclotourisme En plus d’une empreinte écologique limitée et de l’augmentation des échanges avec les cultures locales, le passage de cyclotouristes engendre des retombées économiques intéressantes pour les communautés rurales. La vitesse à laquelle ce type de voyageur se déplace fait en sorte que ses dépenses atterrissent bien souvent dans des municipalités de petite taille, des lieux parfois moins visités par les touristes en automobile. Voici une courte animation qui illustre bien cette réalité. En Bretagne, certaines communes membres du label Station verte misent sur le cyclotourisme afin d’attirer les visiteurs chez elles. Ces destinations, qui proposent une offre d’hébergements, de services et d’activités de nature, ont créé un parcours de 1 000 km qui relie 30 stations vertes. Des itinéraires similaires devraient d’ailleurs voir le jour dans la région, étant donné le succès connu par ce premier circuit. Des hôteliers impliqués dans leur milieu Le Playa Nicuesa Rainforest Lodge, situé sur une île du Costa Rica, offre à sa clientèle une expérience «cinq feuilles», la plus haute certification en tourisme durable au pays. En plus des nombreuses activités traditionnelles (randonnée pédestre, kayak, plongée sous-marine, etc.), les touristes peuvent participer à des débats sur l’écologie et même aller planter leur propre arbre dans la forêt tropicale!   La préservation au cœur des préoccupations L’entreprise Aube Aventure, située à Gaspé, offre à sa clientèle de l’hébergement en yourte ainsi que des activités de kayak de mer et de voile. Gagnante du prix Développement durable de la chambre de commerce et de la ville de Gaspé, Aube Aventure se démarque notamment par ses efforts de protection de l’environnement et des mammifères marins, ainsi que par sa contribution au Sentier maritime (route bleue). Sa certification Qualité Tourisme Gaspésie assure la qualité des services, des équipements et des menus à saveur locale. Aube Aventure adhère également au programme Sans trace, qui vise la réduction de l’impact des activités de plein air sur les milieux naturels. Les changements comportementaux des consommateurs influencent le développement de plusieurs entreprises touristiques, dont certaines œuvrant dans l’industrie du plein air. Lesquelles vous ont le plus impressionné par l’adaptation qu’elles ont déployée afin d’offrir des produits et des services plus durables? Cette analyse a été produite pour alimenter le site Web EspaceTourismeDurable.com, destiné aux acteurs touristiques de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine.  

Source(s)

– Adventure Travel Trade Association (ATTA). «The Dawn of the New Adventure Traveler? Ten Industry Leaders Sound Off on Shifting Traveler Expectations and Disintermediation», 18 avril 2013. – Allain, Camille. «Le vélo, une piste pour le tourisme», 20 minutes.fr, 10 avril 2013. – Association touristique régionale de la Gaspésie. «Qualité tTourisme Gaspésie», consulté le 29 avril 2013. – ATTA. «Behind the Scenes: ATTA Tour Operators Share Challenges, Trends and Opportunities», 15 février 2012. – Forum for the Future et The Travel Foundation. «Survival of the fittest – Sustainable tourism means business», juillet 2012. – Green et vert. «Vacances écolos : réservez un hôtel cinq ‘‘feuilles’’», 11 avril 2013. – ITB Berlin. «ITB World Travel Trends Report 2012/2013», décembre 2012. – Nielsen. «The Global, Socially Conscious Consumer», 27 mars 2012. – Réseau de veille en tourisme de la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM. «Comportement Web des Québécois – Sondage Ipsos Descarie-RVT», mai 2011. – The George Washington University et ATTA. «Adventure Tourism Development Index – 2011 Report». – Trendwatching. «10 Crucial Consumer Trends for 2013», consulté le 24 mai 2013. – TripAdvisor. “TripAdvisor Survey Reveals Travelers Growing Greener», 19 avril 2012. – TUI Travel PLC. «TUI Travel PLC Annual Report & Accounts 2010», 2010. Sites Web: – Aube Aventure – Playa Nicuesa Rainforest Lodge – Station verte

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